2018 CRETE - part 3
Partie 3
GERANI
Nous arrivons à Gérani pour prendre possession de notre dernière location, un refuge paisible où la mer et la lumière crétoise nous enveloppent dès les premiers instants.
Très belle vaste chambre avec kitchenette, balcon et vue mer, c'est calme avec ambiance familiale. Tout le monde est aux petits soins pour nous. Les petits déjeuners sont gargantuesques à l'image de la générosité des crétois.
🛏️ BALADINOS STUDIOS – 6 nuits : PEO Kissamou Chanion, Chania 731 00, Grèce
Voilà vers quelles destinations je vous emmène dans cette troisième et dernière partie de l’île.
SHORA SFAKION — GLYKA NERA
Nous commençons notre journée par Shora Sfakion qui est un petit village authentique du sud-ouest de la Crète, blotti entre la mer d’un bleu profond et les montagnes Blanches. L’ambiance y est paisible, presque hors du temps : quelques tavernes alignées face au port, des pêcheurs qui réparent leurs filets, des ruelles blanches qui montent vers l’église. Haut lieu de la résistance crétoise, le village a été détruit et reconstruit plusieurs fois, mais il a conservé son âme farouche et chaleureuse. Aujourd’hui encore, il reste le point de départ des bateaux pour Loutro, Agia Roumeli ou Glyka Nera. Nous y faisons une halte à l’heure du déjeuner, le temps de profiter du front de mer et de l’atmosphère tranquille avant de poursuivre notre route vers l’une des plus belles plages de la côte sud : Glyka Nera.
GLYKA NERA
En ce qui nous concerne, nous irons jusqu'à la plage de Glyka Nera à pied. Nous stationnons la voiture à Llingas dans une boucle de la route pour prendre le sentier littoral E4. Maps annonce 950 m, un jeu d'enfant ! Que nenni : nous mettrons 40 minutes pour descendre (contre 17 min annoncés par Maps) ce sentier très escarpé et si peu large que nous sommes attentifs à chaque pas.
Arrivée à Glyka Nera beach pour un bain bienvenu, il fait 37° aujourd'hui, le sable est brûlant et la mer très froide. À cet endroit précis, des sources d'eau potable descendent des montagnes, ce qui explique cela. Il est très agréable ensuite de se rincer à l'eau douce : des trous ont été creusés dans le sable où l’eau vient affleurer, et il y a toujours un petit seau laissé sur place.
L'endroit est peu fréquenté (plage naturiste), seulement par les randonneurs comme nous ou par les touristes qui débarquent du bateau reliant Shora Sfakion à Loutro. Il est possible de se mettre à l’ombre grâce aux tamaris qui bordent la plage, et c’est un vrai bonheur par ces fortes chaleurs.
Le soir, nous avons dîné au
Kyano restaurant à Platanias.
Sans avoir réservé, nous avons eu la chance d’obtenir une très belle table en extérieur, sous de grands arbres.
Au sol, une pelouse douce, des lanternes suspendues aux branches qui dansent dans le vent léger du soir,
une température idéale, des fauteuils confortables et une vraie nappe sur la table : tout était réuni pour un moment parfait.
Je me rappelle avoir commandé un agneau cuit en cocotte avec de petits oignons : un plat fondant, parfumé,
où même les oignons étaient délicieusement confits. Une adresse que je recommande vivement.
ELAFONISSI
Une belle journée se prépare et je trépigne de découvrir Elafonissi, j’en ai tellement entendu parler. Nous sommes le 26 juin 2018 et c’est un vrai avantage : la haute saison n’a pas encore commencé, et l’endroit n’est pas bondé. Nous profitons pleinement de ce décor idyllique : une mer turquoise d’une beauté incroyable, des nuances de rose dans le sable… un véritable paradis sur terre.
Elafonissi se situe à l’extrême sud‑ouest de la Crète, face à la Libye, dans une zone sauvage où la route serpente entre montagnes et gorges avant de déboucher sur une lagune peu profonde aux eaux turquoise et au sable rosé. Un vrai plaisir des yeux.
KEDRODASOS
Comme on ne se contente jamais de ce que l’on a, j’avais lu que la plage voisine, Kedrodasos beach, valait vraiment qu’on s’y arrête — ce que nous avons fait. Complètement différente d’Elafonissi, elle est plus exposée aux vents, mais possède un charme fou grâce aux genévriers qui bordent la plage et offrent de belles zones d’ombre naturelle.
En repartant vers l’hôtel, nous faisons un petit arrêt à Moni Chrysoskalitissa, un monastère perché sur un rocher qui domine la mer de Libye. L’endroit est paisible et offre une vue magnifique sur toute la côte.
Sur la route du retour, nous faisons un stop à Topolia pour visiter, comme je le dirais gentiment, la petite boutique des horreurs. Le créateur y propose des compositions originales en bois d’olivier, vraiment hors du commun. Juste en face, un producteur de miel vend sa récolte : nous repartons avec 1 kg pour 9 €, une belle trouvaille.
CHANIA
Il est temps de retrouver la civilisation, et Chania va nous en donner la possibilité. Deuxième ville de Crète avec environ 55 000 habitants, elle porte les traces de toutes les civilisations qui l’ont façonnée : Byzantins, Vénitiens, Génois, Ottomans… Fortifications, mosquées, hammams, ruelles colorées, tout s’y mêle dans une atmosphère vibrante et chaleureuse. La belle Chania en a vu de toutes les couleurs.
SEITAN LIMANI
Maintenant nous reprenons la route pour la presqu’île d’Akrotiri, et plus précisément vers Seitan Limani, dont j’avais vu beaucoup de photos avant de partir.
… et voilà la minuscule plage de Seitan Limani. C'est une crique étroite et encaissée, célèbre pour sa forme de « S » et son eau turquoise presque irréelle. Son nom signifie « les ports du diable », un clin d’œil aux vents violents qui s’y engouffraient autrefois. Aujourd’hui, c’est surtout un petit bout de paradis caché, accessible par une descente un peu raide mais récompensée par un décor spectaculaire.
STAVROS
C’est bientôt l’heure de déjeuner. Cette fois, nous avons prévu un casse‑croûte que nous mangerons à Stavros, à l’ouest de la presqu’île. Nous avons de la chance : la plage est bordée d’arbres. En revanche, elle est moins intéressante que les précédentes, car exposée de plein fouet aux vents d’ouest.
TERSANAS
Nous continuons à longer la côte par l’ouest et arrivons à Tersanas, une petite plage charmante et plus abritée. L’endroit est paisible, parfait pour une baignade avant de reprendre la route.
BALOS LAGOON
Balos… rien que le nom évoque déjà un rêve d’eau turquoise. Nichée entre le cap Tigani et la presqu’île de Gramvoussa, la lagune apparaît comme un mirage : un dégradé de bleus presque irréel, du laiteux au transparent, du turquoise au bleu profond. Le sable clair et rosé, donne à l’ensemble une douceur presque tropicale. C’est l’un de ces lieux où l’on reste immobile quelques instants, simplement pour réaliser que la beauté existe vraiment. C'est une journée importante qui s'annonce, c'est aussi pratiquement la fin de nos deux semaines en Crête, alors Balos, c'est le "clou du spectacle".
Beaucoup de bruit pour rien en ce qui concerne la piste d’accès. Pour nous, ce fut un jeu d’enfant : il suffit de rouler doucement, d’éviter quelques nids‑de‑poule, et tout se passe très bien. Les 7 km sont tout à fait praticables. Au départ, un petit droit de passage est demandé (2 € il me semble). Ma mini‑vidéo donne un aperçu fidèle de la piste et du paysage qui l’entoure.
J'ai du mal à résister alors je vous mets le panoramique réalisé avec mon portable.
Comme à Elafonissi, ici aussi du sable rose.
La vue est tellement incroyable et grandiose, Balos est un vrai paradis. Là, encore, je vous suggère de venir en voiture par la piste, l'arrivée par bateau (coûteuse, déjà) vous prive de cette vue magnifique d'en haut, qui permet d'embrasser en un regard, ce site majestueux. Petite vidéo de souvenir
AGIA IRINI
De Malème, au nord, prendre plein sud vers Sougia, il faut environ 37 kms avant d’apercevoir le panneau indiquant un parking en contrebas. Nous n'avons pas fait les gorges entièrement parce que l'arrivée n'est pas intéressante, elle débouche sur la route à destination de Sougia, en plein soleil, bitume brûlant. Nous voulions éviter cela donc nous avons descendu la gorge sur environ 3 kms seulement.
La route est belle et bordée d'orangers sur des kilomètres.
SOUGIA
Nous avons bien fait de rebrousser chemin, en effet le parcours sur la route n'est pas du tout sympa. Nous arrivons à Sougia pour le déjeuner.
RETHYMNON
Notre road trip touche à sa fin, ce matin nous reprenons la route pour nous rapprocher le plus possible de l'aéroport d'Héraklion. Le décollage est prévu à 6h du mat, donc nous voulons faire seulement quelques kilomètres pour éviter de se lever avant d'avoir pu se coucher !!!
Mais avant cela nous faisons un stop à Rethymnon.
Là aussi il faut se perdre à travers ses ruelles.
Notre séjour touche à sa fin, pour notre dernière nuit avant de reprendre l'avion qui décolle à 6h du matin, nous allons à l'hôtel le Prince of Lillies. Rien à retenir de particulier sur cet hôtel intéressant par sa situation proche de l'aéroport et sa belle piscine. Pour une nuit vous avez droit à une minuscule chambre donnant sur la route. Le quartier n'est pas très chouette non plus.
Ce voyage en Crète restera comme une parenthèse lumineuse, un souffle chaud venu du sud, un mélange de montagnes abruptes, de plages irréelles et de villages où le temps semble ralentir. Chaque détour, chaque crique, chaque rencontre a laissé une trace douce, presque salée, comme un éclat de soleil que l’on garde au fond des yeux.
Et puis vient le moment du retour, celui où l’on referme la carte, mais jamais les souvenirs. La Crète nous accompagne encore un peu, dans ses couleurs, ses parfums, ses silences. Elle restera sauvage, généreuse, majestueuse… pour qui saura revenir la chercher.
Pour prolonger l’aventure, retrouvez aussi les deux premiers volets de ce voyage en Crète :
➤ Crète – Partie 1
➤ Crète – Partie 2
✧ Merci d’avoir voyagé avec nous ✧
À bientôt pour de nouvelles escapades.
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